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STOP HALAS BASTA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES – Camilla Maria Cederna

Camilla Maria Cederna

Magnifique soirée à l’Institut Culturel Italien de paris organisée par mon amie et collègue Lucie Comparini, pour présenter “Blessées a mort” le livre contre le féminicide de Serena Dandini avec la collaboration de la chercheuse du CNRS Maura Meseti. Pour rappel, féminicide : « le meurtre d’une femme, d’une fille, en raison de son sexe » Petit Robert 2015
Pendant la manifestation ont été aussi présentées les mises en scène des monologues du livre par les étudiants universitaires, sous la direction de Stephane Miglierina (Paris Sorbonne) et d’Antonella Capra (université de Toulouse), ainsi que la traduction des textes en français par un collectif d’étudiants sous la direction de Lucie Comparini

Un grand merci à Lucie pour l’annonce de la publication du prochain numéro de l’excellente revue La Vague culturelle, directeur Mohamed Moksidi, qui sera consacrée à la lutte contre la violence faite aux femmes. Et qui compte la collaboration de tous les invités présents à cette soirée
Merci à Fabio Gambaro, directeur de l’Institut culturel italien et à l’association DIRE (Donne Italiane Rete Estera) qui a collaboré à cette soirée

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Comme nous l’ont expliqué les auteures du livre, la situation est accablante: alors que les homicides ont baissé, les meurtres des femmes en tant que femmes ont augmenté. En Italie les chiffres sont impressionnants. Grace aussi à ce livre les gouvernements européens et internationaux ont promu des campagnes pour lutter contre ce phénomène, éduquer et transformer les hommes et toute la société civile. Il faut mener des actions capillaires dans les écoles, faire de l’éducation sentimentale, sensibiliser les jeunes contre les stéréotypes, diffuser le respect pour les femmes, pour la diversité, dans les familles, dans les espaces publiques et privés. Malheureusement parfois ce sont les mères qui sont responsables de cette culture de discrimination. En Italie le travail n’est pas facile, car c’est un pays qui n’est pas laïque et pour plusieurs aspects misogyne. Nous connaissons tous les ravages du bullisme et de l’homophobie, hélas
La convention d’Istanbul qui vient d’être signée par plusieurs pays a défini la stratégie de la lutte à mener sur plusieurs fronts : prévention, sensibilisation, représentation dans les média. Il fat arrêter de parler de raptus et de justifier les assassins, il faut diffuser le respect pour les victimes, stigmatiser le comportement parfois irresponsable des forces de l’ordre
Evitant tout pathétisme et victimisme, le 36 monologues des femmes tuées, contenus dans ce livre, dénoncent ce phénomène avec une grande ironie, essayant de donner de la lumière et de la couleur à la vie de ces femmes que la violence voudrait rendre transparente. En lisant ces textes, on rit et on pleure à la fois, et c’est précisément à travers ce rire amer que ces mots blessants comme des lames arrivent à provoquer un effet d’indignation dans le lecteur, le poussant à réagir et à s’impliquer dans la lutte
Enfin Maura Misiti a évoqué le défi posé par le phénomène migratoire qui rend les femmes particulièrement vulnérables et victimes de violences avant, pendant, et après leur voyage d’exil
Nous sortons de cette soirée avec l’espoir qu’un autre petit pas a été fait contre la banalisation du mal, avec notre Vague sous le bras, notre arme d’amour et de poésie, contre la violence et contre la barbarie

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